21 août 2018

Appel de propositions

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Avons-nous une vision partagée des futurs professionnels que nous formons? Est-ce que nos pratiques de formation convergent? Ou chaque formateur a-t-il une représentation différente du futur professionnel qu’il forme? Aller à la découverte de nos postures de formateurs, de formatrices, c’est expliciter, en les confrontant, nos conceptions de la formation et donc aussi notre représentation de ce qu’est un professionnel compétent pour faire ses débuts dans la carrière. Ces postures, elles sont influencées, entre autres, par les fonctions différentes assumées auprès du futur professionnel. En d’autres mots, dans le cadre d’un stage, l’angle du superviseur universitaire est différent de l’angle du praticien pour accompagner le stagiaire. Leurs enjeux ne sont pas les mêmes. Et encore, les enjeux des formateurs dans le contexte d’un stage diffèrent aussi des enjeux des formateurs dans le contexte d’un cours. Autant d’angles ou de contextes de formation, autant de postures à faire converger dans la formation. Les postures, elles s’incarnent aussi dans des activités de formation bien concrètes (une manière d’animer un séminaire de groupe pour un superviseur, de concevoir l’accueil du stagiaire dans le milieu pour le praticien, ou encore de mettre les étudiants d’un cours en réflexion sur un texte pour un formateur universitaire). Tout cela, soit la fonction qu’on assume, le cadre de formation et nos choix d’activités de formation, incluant les principes qui les fondent, révèle nos postures de formateurs. Ce colloque est une occasion de les expliciter, de les confronter et de nous demander comment nous souhaitons les faire converger.

Afin de mettre en lumière ces postures de formateurs, trois axes sont privilégiés dans l’appel de propositions que ce soit par le partage de pratiques que nous avons réussi à cerner comme formateurs, de questionnements qui demeurent de même que de réflexions et de résultats de recherche nécessaires à notre progression commune comme formateurs et formatrices de stagiaires :

1) Une posture de formateur et de formatrice par rapport à l’articulation théorie-pratique

Cet axe s’attarde à des propositions de communication portant sur l’articulation théorie-pratique sans se centrer uniquement sur la dichotomie entre les deux, mais plutôt pour en arriver à comprendre les apprentissages du stagiaire dans un contexte de formation en alternance, soit, pour le dire simplement, l’aller-retour entre la formation en milieu universitaire et celle en milieu scolaire. Quels sont les savoirs et les compétences en jeu dans la formation en alternance? Quels modèles soutiennent les apprentissages et le développement des compétences pour le stagiaire? Quelles sont les tensions importantes qui demeurent présentes en lien avec l’articulation théorie-pratique?

2) Une posture de formateur et de formatrice par rapport au double rôle d’accompagnement et d’évaluation

Cet axe s’attarde à des propositions de communication portant sur la posture pas toujours confortable et source de tensions du formateur de stagiaire qui doit à la fois l’accompagner dans son développement, mais qui doit aussi en arriver à émettre un jugement évaluatif pour sanctionner la réussite du stage. Si certains formateurs en arrivent à se placer dans un rôle temporaire d’évaluateur, d’autres y parviennent plus difficilement en se centrant davantage sur le rôle d’accompagnement et vice-versa. Les tensions existantes révèlent notamment les défis de l’évaluation dans le développement des compétences professionnelles dans la formation.

3) Une posture de formateur et de formatrice par rapport à la triade d’accompagnement et son contexte

Cet axe s’attarde à des propositions de communication portant sur la triade de supervision en contexte de formation professionnalisante. Ainsi, le stage se déroule dans un contexte qui dépasse le seul cadre universitaire, mais concerne aussi un milieu de pratique, voire un contexte social et scolaire, où s’exercent des tensions. Les tensions concernent notamment les médiations entre les membres de la triade, superviseur universitaire, praticien et stagiaire, mais aussi plus largement les médiations entre les représentants du milieu de pratique et les représentants du milieu universitaire.

Les propositions soumises doivent avoir entre 300 et 500 mots et préciser l’axe privilégié en fonction des trois axes proposés.

Les propositions doivent être soumises pour le 31 mai 2015 à l’adresse : aforme@fse.ulaval.ca

Lieu du colloque : Pavillon La Laurentienne Université Laval www.ulaval.ca

Comité organisateur : Christine Hamel, Anabelle Viau-Guay, Alain Fortier, Élaine René et Serge Desgagné