11 décembre 2018

Historique

Des débuts sous une autre appellation | La fondation : de 1990 à 2003

Au début des années 1990 un besoin de regroupement émerge chez des formateurs chercheurs universitaires engagés dans la formation des maîtres dans le but de promouvoir la qualité de la formation des maîtres, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Université (1). Il faut réunir des universitaires québécois qui œuvrent à la formation des maîtres dans le but entre autres d’étudier les avis, les recommandations et les politiques que le ministère de l’Éducation s’apprête à mettre en place pour donner suite à sa volonté de standardiser la formation des maîtres, près de 25 ans après le rapport Parent. En d’autres mots, que devient la formation à l’enseignement si les universitaires formateurs sont absents des consultations avec ce vent de changements qu’insuffle la réforme des programmes de formation à l’enseignement?

Un projet pertinent et dynamique l’Association Québécoise pour la Formation des Maîtres (AQUFOM)

«L’association québécoise universitaire en formation des maîtres, l’AQUFOM, est née à Montréal, le samedi 20 octobre 1990 lors d’une assemblée spéciale de fondation réunissant des universitaires de neuf institutions québécoises. reunion_31Vouée à la promotion de la qualité de la formation des maîtres, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Université, l’AQUFOM veut regrouper tous les universitaires québécois qui œuvrent à la formation des maîtres sur une base régulière.

Dans un contexte où plus de 50% des enseignantes et enseignants du réseau scolaire québécois vont être remplacés d’ici l’an 2000, une telle association scientifique et professionnelle est appelée à jouer un rôle déterminant dans la recherche de nouveaux modèles de partenariat entre tous les agents impliqués dans la formation des maîtres. Plusieurs défis vont se présenter à la formation des maîtres dans les prochaines années : par exemple les exigences à l’entrée dans la formation, les orientations de base de cette formation (fondamentale, professionnelle,…?), la formation sur le terrain, le rôle de la reconnaissance des partenaires du milieu scolaire.» (2).

Les buts de l’AQUFOM

  • Promouvoir la qualité de la formation des maîtres et sa reconnaissance comme domaine;
  • Faire valoir le point de vue de ses membres sur toute question relative à la formation des maîtres;
  • Promouvoir la recherche sur la formation des maîtres;
  • Favoriser la diffusion de travaux de recherche sur la formation des maîtres;
  • Établir des relations et favoriser la concertation avec d’autres groupes ou organismes concernés par la formation des maîtres, au Québec et ailleurs.

L’AQUFOM se positionne face aux standards de formation des enseignantes et enseignants au secondaire en formation générale proposée au printemps 1991 par le ministère de l’Éducation (MEQ), maintenant le ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport (MELS).

Par la suite l’AQUFOM met sur pied un comité aviseur en vue de réagir au document de consultation émis par le MEQ sur la formation à l’enseignement général. Et, comme tous les programmes de formation des maîtres passent par le courant de renouveau en formation initiale, des comités aviseurs pour les standards à l’éducation des adultes et la formation à l’adaptation scolaire sont formés. La conjoncture est ainsi favorable à la constitution d’une mobilisation des universitaires œuvrant dans la formation des maîtres, dans les Facultés des sciences de l’éducation, en vue d’aviser le Ministère dans des choix pour la formation initiale à l’enseignement.

Diverses activités sont mises sur pied : un bulletin de nouvelles nommé Bulletin de l’AQUFOM, des publications dans des ouvrages collectifs, sept colloques entre 1993 et 1999 sous l’égide de l’AQUFOM, deux AQUFORUM, un à l’Université de Sherbrooke en 1998 et l’autre à l’Université du Québec à Trois-Rivières en 2000.

Transition

Après une décennie très active et prolifique au plan des avis transmis au MEQ et de la contribution au renouvellement de la formation initiale et continue en formation à l’enseignement, d’autres instances conduisent les membres à s’engager autrement dans le développement des connaissances en formation des enseignants. La multiplicité des centres de recherche, des colloques, des événements scientifiques autour de la formation des enseignants rend la mission de l’AQUFOM moins spécifique. Le 10 novembre 2000, l’association se questionne sur son avenir (3). L’exécutif dont les membres proviennent de diverses régions du Québec espace ses réunions. La dernière parution du Bulletin de l’AQUFOM est le volume 10, en avril 2000. En 2002, le président d’alors, Fernand Gervais, mentionne aux membres dans sa lettre du 1er octobre que les activités de l’association sont presque au point mort et que les membres doivent se prononcer sur son sort. Il propose de soumettre la question à l’assemblée générale de l’AQUFOM, le 7 novembre 2002, lors du Colloque sur «Les enjeux de la supervision universitaire des stages en enseignement, au parc de l’Île Saint-Quentin de Trois-Rivières. Lors de l’assemblée générale de l’AQUFOM à l’Île Saint-Quentin, les membres modifient les statuts et règlements dans le but d’élargir le membership. Des membres de l’exécutif sont également élus : Marc Boutet (UQTR), Nadia Rousseau (UQTR) et Michel Lessard (U. de S.). Plus tard, la même année, Michel Lessard démissionne et est remplacé par Myriam Turcotte (U. de S.).


(1) Lenoir, Y. (1991). Qu’est-ce que l’AQUFOM? Bulletin de l’AQUFOM, 1(1), 1-13, p. 3.

(2) Lenoir, Y. (1991). Qu’est-ce que l’AQUFOM? Bulletin de l’AQUFOM, 1(1), 1-13, p. 3.

(3) Point 5, à l’ordre du jour de l’assemblée générale du 10 novembre 2000 tenue au Pavillon Alexandre de Sève de l’Université Laval.